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D'abord point à l'horizon, puis chauve-souris dans la clarté de la Lune, enfin ange des ténèbres à visage d'homme à la fenêtre. Derrière la vitre s'offre une chambre ancienne, à la coiffeuse poussiéreuse et au lit à baldaquin. Ange de Dieu qui se veut pur, allongé sur les draps de soie. Cet ange ci possède un corps de jeune femme, une peau blanche. Son regard est braqué sur la silhouette derrière les rideaux, qui semblent flotter jusqu'à ses pieds. Corps sombre aux yeux noirs, il s'allonge sur elle. Une douce odeur de lait émane de sa peau. Les lèvres fines du ténébreux plongent sur la gorge offerte, de laquelle il a écarté une mèche de cheuveux auburne. Lentement, il croque la chair, comme on savourerait un fruit. Un long filet de sang s'échappe de la morsure et vient se confondre avec le porpre de la robe de velours. Il aspirera le reste du sang, effaçant toute trace de la rencontre des deux anges, du bien et du mal. Sa tâche est finie, il s'envole déjà vers un autre horizon.

...........................................................................écrit par Mathilde, en février 2005

# Posté le lundi 11 juillet 2005 09:03

Modifié le mercredi 08 février 2006 13:35

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Claire hésitait encore lorsqu'elle pénétra dans la pièce aux teintures de soie et aux lampions, qui allaient éclairer la scène qui se prépérait au rythme de la douce musique de fond. Emmanuel la dévorait des yeux depuis le sofa indien. Il suivait chacun de ses mouvements sans pouvoir se détacher de sa silhouette si désirable, amoureusement mise en valeur par une petite robe légère de couleur gris perle. Elle marchait pied nus sur les épais tapis. Elle était maintenant à quelqes pas de son corps tendu par l'attente. Sa main glissa le long du bras de la jeune fille, remonta sur son épaule au léger hâle doré. Il laissa l'autre se balader sur son dos jusqu'à ce qu'elle vienne se loger au creux de ses reins, vous savez, une de ces chuttes de reins si troublantes dont on ne peut détacher le ragard. Il glissa ses doigts dans ses cheveus lâchés d'où s'échappait une discrète fragrance envoutante. Il l'attira à lui, et elle vint doucement s'assoir sur ses genoux, face à lui, plus gracieusement qu'un papillon se posant sur une fleur si c'était possible. Ses bras vinrent s'enrouler autour du cou d'Emmanuel. Plus l'ombre d'un soupçon titillait ses sens en éveil. Elle laissait son corps faire, elle s'abandonnait complètement à son amant, et ne pensait plus qu'à la chaleur du corps contre le sien. Lentement, leurs visages se rapprochèrent, délicatement, leurs lèvres se frôlèrent. Fougueusement, il la serra plus fort, précipitament, ils échangèrent un autre baiser. Tendrement, ils se laissèrent aller à leur passion.

..................................................écrit par Mathilde
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# Posté le dimanche 05 juin 2005 13:17

Modifié le mercredi 08 février 2006 13:40

Deception...

Deception...
J'ai aimé donc j'ai souffert...
Ils m'avaient prévenu portant que cela arriverait tôt ou tard; que ce soit aujourd'hui, demain, dans une semaine, un mois ou un an...
"Plus ça dure, plus tu souffriras", m'avaient ils dis...
Je ne voulais pas les écouter...
Mon coeur ne voulait rien entendre...
Il se laissait juste guidé, comme ça, en fermant les yeux...
Maintenant, mon coeur est vivement exposé à une forte douleur...
L'amour y a laissé une énorme cicatrice semblable à un coup gravé dans la pierre que rien ni personne ne pourra effacer...
Je ne sais plus quoi faire...
Je ne sais plus pourquoi je vis...
Ce soir, mon coeur ne se laissera plus guider; ce sera à mon tour de le suivre là où il aura décider de m'emmener...
Ce soir, mon coeur m'entraînera heut, très haut, pour ensuite... me laissait tomber dans le vide; mes cheveux flotteront, mes yeux se fermeront, j'aurai l'impression de voler, d'être libre; d'être un ange mais malheureusement... sans ailes.
Mon coeur a décidé de ne plus souffrir,
je n'ai pas eu mon mot à dire!

..................................................................................écrit par Brune, le 21 mai 2005

# Posté le samedi 04 juin 2005 12:22

Modifié le mercredi 08 février 2006 13:49

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Depuis la poigne habile qui la tenait, la lame fendit la joue de l'homme. La peau devenue livide s'écarta en deux rives opposées, découvrant une faille qui ne tarda pas à se remplir d'une mer rouge déjà débordant de son lit. Le sang coula de la plaie béante, dégoulina dans le cou, teinta la chemise de pourpre. La victime eut un mouvenment de recul, mais sans tarder le poignard pénétra au plus profonds de ses entrailles, déchiquetant ses organes. La lame retournait à la chasse, sans fatigue, rompant petit à petit la barrière entre la vie et la mort. Le corps mutilé s'effondra par terre, et rebondit mollement sur la route. Il fut parcouru d'un long tressaillement, et la vie le quitta définitivement pour l'au-delà. Le meurtrier repartait déjà, de sa drôle de démarche qui m'apparaissait à présent inquiétante, les mains souillées de sang. A ma plus grande inquiétante, il ne semblait même pas s'en soucier.

........................................................................écrit par Mathilde, le 20 janvier 2005
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# Posté le samedi 04 juin 2005 12:02

Modifié le mercredi 08 février 2006 13:45

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Holly est une fille originale.
Elle a de longs cheuveux blonds parsemés de mèches roses et violettes, qu'elle coiffe en un épais chignon d'où s'échappent de nombreuses boucles.
A son premier petit ami, elle n'a pas demandé le traditionnel "est-ce que tu veux sortir avec moi?" mais a plongé ses yeux mauves dans les siens et lui a dit d'un ton déterminé: "je veux sortir avec toi, là, tout de suite".
Ses habits ne sont que des pièces uniques, et elle porte une grande besace qu'elle a découpée dans de la toile et décorée de mains multicolores.
Dans sa chaîne-hifi tournent des CD de métal, de musique classique et de pop.
Pour son anniversaire, elle organisa une fête en plein champs. De nombreuses tentes étaient plantées, des lampions les éclairaient.
Pourtant, cette nuit là, elle faillit à son originalité. Comme les autres, elle laissa l'alcool l'amadouer. Lorsqu'elle prit sa voiture, histoire de faire un tour, elle vint embrasser un arbre. C'est ce même arbre qui allait lui donner la seule marque d'originalité que les gens lui verraient plus tard: le fauteuil roulant dans lequel elle se déplacerait, ses jambes broyées par la violence du choc.

............................................................................écrit par Mathilde, le 14 mai 2005

# Posté le mercredi 25 mai 2005 09:51

Modifié le mardi 07 février 2006 12:52